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Vénézuéla, une histoire chargée.

Le Vénézuéla était en 1974 le pays au plus haut revenu de toute l’Amérique du Sud.

La nationalisation de l’industrie pétrolière vénézuélienne date de 1976, par le gouvernement de Carlos Andrés Pérez, un démocrate qui avait fait pendant 17 ans, de ce pays entre les années 73 et 90 le pays aux plus haut revenus par habitant de toute l’Amérique du sud.

Une récapitulation historique :

Au début des années 90. Trop longtemps au pouvoir, une corruption c’est installée, conjuguée à la baisse des cours du pétrole de cette époque, le pays plonge dans le marasme.

 

Le 4 février 1992, le colonel Hugo Chávez tente un putsch militaire et fait 173 morts et des centaines de victimes en utilisant le canon en centre ville. Après la prison Chavez créé son propre parti, en 1998, et 2000, compte tenu de la situation difficile du pays, il cueillera aux élections le pays.

 

En 2002, une tentative de coup d’état d’opposition échoue. En répression, les 18000 ouvriers de la compagnie pétrolière du Vénézuéla, qui ont soutenu par une grève le coup d’état seront licenciés, la TV défavorable à ses idées sera interdite.

 

En 2004 il instaure une loi qui oblige toutes les TV et radio a diffuser sur ordre d’état les messages du gouvernement. Par exemple, le base ball étant le sport préféré des Vénézueliens, il n’hésite pas à intervenir sur toutes les chaînes en même temps et couper la finale nationale, obligeant la TV à mettre la fin de match en différé.

 

De nombreux opposants à Chavez sont enlevés ou tués par les Farcs, groupe paramilitaire qu’il finance pour porter préjudice à la Colombie sur la partie contiguë aux deux pays de la foret Amazonienne.

 

Dans les première années il bénéficiera d’un effet d’aubaine. La remontée des cours du pétrole due à la seconde guerre d’Irak.

Il privilégiera la distribution sociale avec l’augmentation des ressources du pétrole.

 

En 2006, il gagne à nouveau les élections, face à l’opposant Manuel Rosales. Cet opposant, Chavez l’a fait mettre en prison pour corruption, ou il séjourne toujours.

 

En 2010 Chavez fait élire Fernando Soto Rojas, auteur d’un coup d’état manqué dans les années 70 à la présidence de l’Assemblée nationale du Venezuela pour « services rendus ». Un ex-guérillero dirigeant des FARC, terroriste qui passa la fin des années 70 au Proche-Orient dans les rangs de mouvements palestiniens extrémistes, avant de revenir au Venezuela.

 

L’échec économique:

L’échec de Chavez c’est maintenant qu’on le perçoit.

Vous n’êtes pas sans constater que tous les matins votre carburant augmente. Vous pourriez penser que le Venezuela, 2éme réserve du monde, 5éme pays producteur en tire profit? Mais contre toute logique l’économie du Vénézuela s’écroule. Pire le PIB recule, il est revenu au niveau ou Chavez a pris le pays.

 

A titre de comparaison, le revenu moyen du Vénézuélien n’a augmenté que de 0.8% par an sur 14 ans. Ce qui contraste avec la baisse de pauvreté qu’on vous indique règulièrement. 

Pendant cette même période, le Chili l’a fait avec 2,8%, la Colombie avec 2,2%, le Pérou avec 3,6%et l’Uruguay avec 2,3%.

Si nous faisons la comparaison en dollars internationaux, le Venezuela avait en 1998 un revenu par habitant similaire au chilien et à l’uruguayen, en même temps qu’il doublait le péruvien et le colombien ; aujourd’hui, le revenu chilien est 50% supérieur au vénézuélien et l’uruguayen le dépasse de 20%, tandis que le péruvien et le colombien ne se trouve déjà plus qu’à 20% en-dessous. La comparaison est sans appel.

Pour beaucoup des admirateurs, de Chavez il aurait mis fin à la pauvreté endémique du pays. Les bidons villes de Caracas sont là pour témoigner que l’image ne ressemble pas aux paroles.

Il faut dire que les chiffres du seuil de pauvreté sont calculés en fonction du revenu médian. En supprimant les classes moyennes et aisées, le seul de pauvreté calculé sur le revenu médian a baissé, donc le seuil de pauvreté devenant plus bas, il fait illusion sur la réalité. Avec moins de riches, le revenu moyen diminue et donc le seul de pauvreté est passé par plus de monde sans que la réalité des revenus change quoi que ce soit.

I faut comprendre que le pays ne produit pas grand chose, et l’initiative privée est ostracisée. Avant les habitants pouvaient trouver ce qu’il manquait par le marché libre et l’importation d’articles payable en USD. Chavez a instauré un contrôle des changes et interdit de posséder des monnaies étrangères, sauf à une élite en train de devenir richissime type nomenklatura qui s’enrichit sur le dos du change et des baisse de valeur de la monnaie.

Les Vénézuéliens se sont appauvrit de 46% en un jour en février 2013. Une dévaluation spectaculaire de 31,75% du bolivar. La nomenklatura du monopole des changes a gagné des millions en 1 jour.

Toutes les nationalisions économiques sont des échecs cuisants. Les résultats sont désastreux !

Havez a nationalisé l’industrie du bâtiment, alors qu’il manque plus de deux millions de logement au Venezuela, l’industrie du bâtiment réussit à peine à en construire 100 000 à l’année…Il n’y a plus de donneurs d’ordre privé à cause des risques de nationalisation, et le nombre de SDF dans la rue est de plusieurs millions.

Havez a nationalisé l’agriculture, la planification des productions agricoles est un échec cuisant et sans appel. La production c’est écroulée. Jadis le pays exportait du café, aujourd’hui il en importe du café. Chasser le paysan et prendre son tracteur, ne fait pas du fonctionnaire qui le remplace un agriculteur avisé. Les champs sont devenus des friches et des jungles.

Hugo Havez a déclaré une “guerre” à la bourgeoisie vénézuélienne, expropriant les commerces.

Par exemple, en matière de supermarchés, il a nationalisé la distribution, les hypermarchés Exit, filiale du français Casino, ou le groupe alimentaire Monaco,du Mexicain Bruma.  impossible de remplir son panier sans faire plusieurs magasins, les pénuries d’articles sont journalières. Les centrales d’achat privées des supermarchés nationalisés avaient un savoir faire au niveau mondial. Il ne suffit pas d’avoir un magasin pour devenir un bon commerçant. Sans concurrence réelle en plus, vous imaginez bien que les promotions ne sont pas légion et les prix augmentent à la journée. Le Vénézuélien passe sa vie a faire la queue devant les magasins.

Havez a utilisé l’argent destiné aux investissements de la compagnie nationale productrice du pétrole Vénézuélien pour faire de la distribution clientéliste. Les sous-investissements chroniques dans les infrastructures font de celle ci à la moins bonne sécurité du monde. Pas un mois ne se passe sans un accident grave et des morts dans cette industrie pétrolière. Le bassin de l’orénoc sort un pétrole lourd et dur à extraire. Il nécessite des compétences, mais Chavez a licencié 20000 personnes, la production de barils actuelle est inférieure à celle d’il y a dix ans. Les raffineries obsolètes ne sont plus capable de le transformer. Ce pays producteur importe son essence. Un comble pour un pays qui dispose de 20% des réserves pétrolières de monde !.

Chavez pratique le clientélisme. L’effet macroéconomique est désastreux : destinées à mettre les populations en dépendance étatiques, elles n’aboutissent à aucun investissement productif et elles génèrent de forts pics d’inflation en faisant brutalement augmenter la demande. 

Au niveau politique, c’est politique clientéliste a été une réussite, mais la catastrophe économique est en train de gagner tous le pays.

Le pétrole est au plus haut, les caisses devraient être pleines, les fonctionnaires sont payés entre 6 et 8 mois en retard.

Les terres agricoles sont nombreuses, le soleil ardent, mais les fruits et légumes deviennent moins accessibles.

L’argent devrait couler a flot, la misère gagne, l’inflation, qui a atteint le niveau record de 31,2% sur les douze mois. Le deuxième rang mondial après l’Éthiopie.

La 5éme pays distributeur de pétrole en crise énergétique qui provoque depuis quelques mois de fréquentes coupures d’électricité.

Le pays devrait être en paix, il vit sous tension, presque en état de guerre sous culte de la personnalité.

 

Les raisons de l’échec économique

Le Venezuela fait partie de ces nations qui ne peut supporter une baisse du prix du baril au deçà d’un certain seuil sans mettre en péril ses finances.

 

Les réserves, c’est bien. Mais encore faut-il les extraire, et pour cela, il faut des investissements conséquents. Même s’ils n’ont pas investi, les grandes compagnies pétrolières porteuse de haute technologie seraient preneuses d’une sous-traitance des infrastructures, de sous traitance de prospection, mais comme Chavez est inconséquent, et a déjà montré qu’il pouvait spolier sans scrupules, ils n’y investiront pas un centime. Ce dernier n’a pas hésité à spolier une compagnie minière canadienne titulaire d’une concession d’une mine d’or particulièrement prometteuse, pour la confier à ses amis russes.

 

On ne retrouve pas 18000 techniciens du pétrole du jour au lendemain. La compagnie PDVSA a souffert des purges draconiennes après la grève de 2003, qui ont appauvri durablement ses ressources humaines. Pendant les années 2000, les pétrodollars ont servit à financer les programmes clientélistes et la diplomatie mégalomaniaque de Chavez, les installations pétrolières manquaient d’investissements nécessaires à leur maintenance et modernisation.

Les accidents mortels se sont multipliés. Au centre de Paraguana, où se trouve Amuay, 79 accidents graves, qui ont fait 19 morts et des dizaines de blessés, avaient été signalés depuis 2003. http://www.20minutes.fr/economie/991767-venezuela-explosion-raffinerie-remet-question-compagnie-nationale-pdvsa

 

 

L’échec sécuritaire:

L’insécurité c’est 140 homicides pour 100.000 habitants à Caracas. Le reste du pays n’est pas mieux lotis.

La vie sous terreur de kidnapping. Initiée par les Farcs, Le gens en subissent des centaines tous les jours dans le pays, a cela s’ajoute vols, cambriolages, agressions, assassinats.

La vie la permanente sous agressivité verbale et ses messages haineux de Chavez à la TV et la radio ont contribué à cette insécurité.

Les chiffres sont le résultat direct d’un chômage élevé, surtout chez les jeunes. Les Vénézuéliens possèdent 2 millions d’armes à feu chez eux. Le trafic d’armes est principalement alimenté par la frontière nord-ouest du Venezuela, par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) qui en font une raison de vivre.

 

Une mainmise médiatique

L’ex-colonel putschiste gouverne par décrets-lois, il a promulgué des lois de censure de la presse.

Les administrateurs de pages internet seront « responsables de l’information et du contenu » publiés sur leurs sites et chargés de « limiter, sans délai, la diffusion de messages » faisant « l’apologie du crime », visant à « déstabiliser la société » ou « contestant les autorités légitimement établies ».

La loi prévoit, en cas d’infraction, des amendes équivalant à « 10% des revenus avant impôt de l’année précédente » et la « suspension du service » pour « 72 heures d’affilée ». En cas de récidive, la licence de diffusion pourra être retirée.

Une incitation à la « censure, ou l’autocensure ».

 

Il limite les licences de diffusion audiovisuelles et interdit les investissements étrangers dans les médias hertziens et communautaires et la production nationale audiovisuelle.

Par exemple, en 2007, la chaîne RCTV a perdu sa licence hertzienne, pour avoir soutenu une tentative de putsch, et Globovision, elle aussi très dure à l’égard du régime, fait l’objet de plusieurs procédures judiciaires. Son dirigeant fait l’objet de pressions et a déjà fait quelques tours en prison à titre d’intimidation.

Il intervient quand il veut sur les chaînes de TV, son passage est obligatoire sur toutes les chaînes et radio en même temps, obligation par une loi qu’il a instauré en 2004. Par exemple, lors d’un match international de Baseball (l’équivalent de la finale de la coupe de France de foot pour un vénézuélien), Chavez en a profité comme tout le monde regardait la télé ou la radio pour user de son droit à passer sur toutes les chaînes et radio en direct pour faire un discours (la fin du match a donc été diffusée en différé).

 

Des références pas très belles.

Hugo Chavez a reçu et ça ne s’invente pas la « médaille des droits de l’homme de Libye ». Il l’a reçue personnellement de la part de Mouamar Kadafi en personne. Il lui a remis en retour la médaille « Simon Bolivar » un équivalent de la légion d’honneur.

Chavez à la TV se montre proche des pires dictatures totalitaires de la planète. La Libye de Kadhafi, le Belarus, l’Iran, la Chine ou Cuba.

 

La terreur comme programme

L’inculpation pour des raisons politiques de personnes critiquant les autorités est utilisée pour réduire au silence l’opposition et empêcher d’autres personnes de s’exprimer.

Les opposants sont enfermés les uns derrière les autres :

Oswaldo Álvarez Paz, ancien gouverneur de l’État de Zulia, a été arrêté le 22 mars après avoir dit lors d’une interview que le Venezuela était devenu un paradis pour le trafic de stupéfiants et avoir fait état des accusations d’un tribunal espagnol selon lesquelles le gouvernement soutiendrait des groupes armés Farc. L’ancien gouverneur est détenu à l’Hélicoïde, siège des services de renseignements vénézuéliens.

Wilmer Azuaje, député et critique du président Chávez, a été arrêté quant à lui le 25 mars. Accusé d’avoir insulté et frappé une policière, il a été libéré depuis lors mais risque des poursuites.

Guillermo Zuloaga, propriétaire de la chaîne de télévision Globovisión, a été arrêté également le 25 mars. Il a été inculpé de diffusion d’informations mensongères et de diffamation à l’égard du président lors de déclarations faites à une réunion récente de l’Association inter-américaine de la presse à Aruba. Il a été libéré mais risque aussi des poursuites.

 

 

Et l’opposition?

Malgré l’intimidation, les des coups de feu ont blessé aux supporter lors de leurs meetings, ils résistent comme ils peuvent. Leur programme s’engage souvent à améliorer l’éducation, la santé, la sécurité, le logement et les conditions d’emploi. Le projet prioritaire est d’accorder une importance particulière dans la réduction de la dépendance du Trésor sur les mannes pétrolières et ils souhaitent ressusciter un secteur privé détruit par les années Chavistes.

 

L’opposition affirme que les dépenses annuelles de Chavez comprend un montant estimé à 7 milliards de recettes pétrolières dispatché sur les gouvernements étrangers et les mouvements frères. On se demande, tellement Jean Luc Mélenchon du Parti de Gauche, par la défense inconditionnelle de Chavez et ses visite au Vénézuela n’y est pas allé pour obtenir des faveurs qu’il n’hésite pas à donner aux partis frères.

Capriles le jeune opposant a affirmé qu’il réduira les dépenses aux partis frères pour créer 3 millions d’emplois et de payer pour redessiner les programmes sociaux.

 

L’opposition souhaite réorganiser les programmes sociaux pour répondre aux besoins de ceux qui ont vraiment besoin d’aide, et d’inverser la tendance séculaire de tirer parti de programmes sociaux par opportunisme politique.

 

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