Archive | août, 2015

Jean Marie Le Pen : exclus pour « délit d’opinion ».


Qu’importe la consternation du niveau des arguments du débat politique des Le Pen, une question à soulever est la liberté d’expression, de parole ou d’opinion.

En fait, aucune opinion n’est illicite, fut-elle extrémiste ou provocatrice. Jean Marie Le Pen le sait, sa fille Marine le Pen ne le sait pas.

Marine Le Pen et le FN iront certainement en justice pour un prochain procès au civil. Pour l’instant, le FN a perdu les 3 anciens procès face à Jean Marie Le Pen. Marine Le Pen a été déboutée d’un procès qu’elle a attenté à JM Melanchon pour les mêmes raisons.

Les politiciens, les personnes morales que sont les partis politiques peuvent faire l’objet de provocations orales dans les lieux et les cadres de débat politiques organisés à cet effet.

Les idées et opinions ne sont pas personnes physiques ou morales et n’ont pas jamais à être sanctionnées.

En fait les propos politiques litigieux, dans le cadre du débat politique, sont au contraire un nécessaire pour la démocratie.

Pour que la démocratie et la liberté d’expression existe, les limites de l’acceptable sont en quelque sorte un motif de se pencher sur les tabous de notre société.

Le débat politique est un débat contradictoire. Même si le niveau du débat est consternant, c’est tout de même le débat politique, et il doit pouvoir se développer librement à l’extérieur comme à l’intérieur de tous les partis.

C’est un élément de liberté d’expression du débat démocratique.

Tout le monde est pour la liberté d’expression. Des personnes pensent qu’on peut être attaché à la liberté d’expression mais qu’il y a « des limites ».

Savez vous que même les autorités d’Arabie Saoudite se disent favorables à la liberté d’expression?L’inquisition a fonctionné selon de semblables procédés de « limites ».

Mais il ne suffit pas de simplement croire que la liberté d’expression à des limites!

Le FN vient de faire un procès soviétique à son créateur. Il est difficile d’imaginer pire restriction en politique que l’atteinte à la liberté d’expression d’un politicien.

Le FN est en train de démontrer par sa querelle d’égos qu’il est en train de devenir un véritable parti communiste contre les libertés individuelles.

En pratique cela fait en sorte que n’importe quel commentaire d’un de leurs adhérant ou contradicteur peut être « ressenti » par une personne de la direction du FN comme « hors de son fond de pensée», même des siens, et devient fautif.

En fait, avec l’exclusion de son fondateur, c’est maintenant que l’on comprend que le FN est un parti dangereux pour les autres et même les siens…

En intégrant le délit d’opinion dans sa logique politique, sa direction fait du FN, un parti assez sectaire pour le débat d’idée et d’opinion contradictoire.

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Répudier la dette publique

Par Murray N. Rothbard.
Traduit par Marc Lassort, Institut Coppet. Les titres de section sont du traducteur.

Murray N. Rothbard (1926-1995) fut le doyen de l’école autrichienne, fondateur du libertarianisme moderne, etdirecteur académique du Mises Institute. Il fut également éditeur avec Lew Rockwell du Rothbard-Rockwell Report, et avait nommé Lew Rockwell comme son exécuteur testamentaire.

La trahison de Reagan

Au printemps 1981, les républicains conservateurs de la Chambre des représentants ont pleuré. Ils pleuraient parce que, dans la première vague de la Révolution Reagan, qui était censée apporter des coupes drastiques dans les dépenses publiques et les impôts, ainsi qu’un budget équilibré, il leur était demandé par la Maison Blanche et leurs propres dirigeants de voter pour une augmentation de la limite légale de la dette publique fédérale, qui a ensuite atteint le plafond légal d’un billion de dollars. Ils pleuraient parce que toute leur vie, ils avaient voté contre l’augmentation de la dette publique, et maintenant on leur demandait, leur propre parti et leur propre mouvement, de violer leurs principes de toujours. La Maison Blanche et sa direction leur assurait que cette violation, en principe, serait la dernière : qu’il était nécessaire pour une dernière fois d’augmenter le plafond de la dette pour donner au Président Reagan une chance de parvenir à un budget équilibré et de commencer à rembourser la dette. Beaucoup de ces républicains en larmes avaient annoncé qu’ils prenaient cette étape décisive parce qu’ils avaient profondément confiance en leur Président, qui ne les laisserait pas tomber.

De belles paroles. En un sens, les gestionnaires de Reagan avaient raison : il n’y avait plus de larmes, plus de plaintes, car les principes eux-mêmes avaient été vite oubliés, envoyés dans les poubelles de l’histoire. Les déficits et la dette publique se sont depuis lors massivement entassés, et peu de personnes s’en soucient, encore moins les républicains conservateurs. Après quelques années, la limite légale fut augmentée automatiquement. À la fin du règne de Reagan, la dette fédérale était de 2,6 billions de dollars, elle est maintenant de 3,5 billions de dollars et est en hausse rapide [1]. Et c’est le côté optimiste de la situation, parce que si vous ajoutez les garanties de prêts « hors-budget », et les charges, la grande dette fédérale totale est de 20 billions de dollars.

Avant l’ère Reagan, les conservateurs étaient clairs sur ce qu’ils pensaient des déficits et de la dette publique : un budget équilibré était bon, et les déficits et la dette publique étaient mauvais, entassés par les keynésiens et les socialistes qui dépensent sans compter, qui proclamaient de manière absurde qu’il n’y avait rien de mal ou d’onéreux à propos de la dette publique. D’après les célèbres déclarations de l’apôtre keynésien de gauche de la « finance fonctionnelle », le Professeur Abba Lerner, il n’y a rien de mal avec la dette publique parce que « nous la devons à nous-mêmes ». En ces temps, au moins, les conservateurs étaient assez astucieux pour se rendre compte que cela faisait une énorme différence de montant, lors du combat avec les collectifs obscurément nommés, entre celui qui fait partie de « nous » (le contribuable accablé) et celui qui fait partie de « nous-mêmes » (ceux qui vivent en dehors du produit de la fiscalité).

Depuis Reagan, cependant, la vie intellectuelle et politique est allée à l’envers. Les conservateurs et les supposés économistes « libéraux » ont retourné leur veste pour trouver de nouvelles raisons pour lesquelles « les déficits n’importent pas », pourquoi nous devrions tous nous détendre et profiter du processus. Peut-être que l’argument le plus absurde des Reaganomistes était que nous ne devrions pas nous inquiéter de l’augmentation de la dette publique parce qu’elle était adaptée au bilan fédéral par une expansion des « actifs » publics. Il y avait là un nouveau tournant dans la macroéconomie libérale : les choses vont bien car la valeur des actifs étatiques monte ! Dans ce cas, pourquoi l’État ne nationalise-t-il pas purement et simplement tous les actifs ? Les Reaganomistes en sont venus en effet à tous les arguments imaginables pour justifier la dette publique, à l’exception de la phrase d’Abba Lerner, et je suis convaincu qu’ils ne recyclent pas cette phrase parce qu’il serait difficile de la soutenir avec un visage impassible à un moment où la propriété étrangère de la dette publique est en pleine ascension. Même en dehors de la propriété étrangère, il est beaucoup plus difficile de soutenir la thèse de Lerner qu’auparavant. À la fin des années 30, lorsque Lerner a énoncé sa thèse, le total des paiements d’intérêt sur la dette publique a été d’un milliard de dollars. Maintenant, ils ont grimpé en flèche à 200 milliards de dollars, le troisième élément le plus important dans le budget fédéral, après l’armée et la sécurité sociale : le « nous » devient de plus en plus minable par rapport au « nous-mêmes ».

 

Considérations générales sur la dette

Pour penser intelligemment sur la dette publique, nous devons d’abord revenir aux principes premiers et considérer la dette en général. En d’autres termes, une opération de crédit survient lorsque C, le créancier, transfère une somme d’argent (disons 1000 dollars) à D, le débiteur, en échange de la promesse que D remboursera C dans le délai d’un an avec paiement des intérêts. Si le taux d’intérêt convenu de la transaction est de 10%, alors le débiteur s’oblige à payer dans un délai d’un an 1100 dollars au créancier. Ce remboursement termine la transaction, qui contrairement à une vente régulière, se déroule au fil du temps.

Jusqu’à présent, il est clair qu’il n’y a rien de « mal » avec la dette privée. Comme pour tout commerce privé ou échange sur le marché, les deux parties de l’échange gagnent, et personne ne perd. Mais supposons que le débiteur est stupide, que cela dépasse ses capacités financières, et qu’il se rend compte qu’il ne peut pas rembourser la somme qu’il avait acceptée ? Ceci, bien sûr, est un risque encouru par la dette, et le débiteur a intérêt à garder ses dettes jusqu’à ce qu’il puisse assurément rembourser. Mais ce n’est pas un problème de dette à lui seul. Tout consommateur peut dépenser bêtement. Un homme peut faire sauter tout son salaire sur un bijou coûteux et ensuite se rendre compte qu’il ne peut pas nourrir sa famille. Donc la folie des consommateurs n’est guère un problème confiné à la dette seule. Mais il y a une différence cruciale : si un homme est dépassé par ses capacités de remboursement et ne peut pas payer, le créancier souffre aussi, car le débiteur n’a pas réussi à rendre la propriété du créancier. Dans un sens profond, le débiteur qui ne parvient pas à rembourser les 1100 dollars dus au créancier a volé la propriété qui appartient au créancier. Nous avons ici non seulement une dette civile, mais un délit, une agression contre la propriété d’autrui.

 

Le sort des débiteurs

Au cours des siècles précédents, l’infraction commise par le débiteur insolvable était considérée comme grave, et à moins que le créancier fût prêt à « pardonner » la dette par charité, le débiteur continuait à devoir de l’argent plus l’accumulation des intérêts, plus les pénalités pour la poursuite du non-paiement. Souvent, les débiteurs étaient envoyés en prison jusqu’à ce qu’ils puissent payer – un peu draconien peut-être, mais au moins dans le véritable esprit de faire respecter les droits de propriété et de faire respecter l’inviolabilité des contrats. Le problème pratique majeur était la difficulté pour les débiteurs en prison de gagner l’argent pour rembourser le prêt. Peut-être qu’il aurait été préférable de permettre au débiteur d’être libre, à condition que ses revenus aillent payer le créancier pour son dû.

Dès le XVIIe siècle, cependant, les États ont commencé à sangloter sur le sort des malheureux débiteurs, en ignorant le fait que les débiteurs insolvables s’étaient mis eux-mêmes dans leur situation, et ils ont commencé à subvertir leur propre fonction proclamée de l’exécution des contrats. Les lois sur la faillite ont été adoptées, qui, de plus en plus, ont laissé les débiteurs se débrouiller, et ont empêché les créanciers d’obtenir leur propre propriété. Le vol était de plus en plus toléré, l’imprévoyance était subventionnée, et l’épargne était entravée. En fait, avec le dispositif moderne du chapitre 11, institué par la loi sur la réforme des faillites de 1978, non seulement les gestionnaires et les actionnaires inefficaces et imprévoyants s’en tirent facilement, mais ils restent souvent dans des positions de pouvoir, sans dette et gérant encore leurs entreprises, et affligeant les consommateurs et les créanciers de leurs inefficacités. Les économistes utilitaristes néoclassiques modernes ne voient rien de mal à cela. Le marché, après tout, « s’adapte » à ces changements dans la loi. Il est vrai que le marché peut s’adapter à presque tout, et donc ? Entraver les créanciers signifie que les taux d’intérêt augmentent en permanence, pour le sérieux et l’honnête ainsi que pour les imprévoyants, mais pourquoi les premiers devraient-ils être taxés pour subventionner les seconds ? Mais il y a des problèmes plus profonds avec cette attitude utilitariste. C’est la même revendication amorale des mêmes économistes, qui veut qu’il n’y ait rien de mal avec la montée du crime contre les résidents ou les commerçants du centre-ville. Le marché, affirment-ils, s’adaptera et proposera des rabais pour de tels taux élevés de criminalité, et donc les loyers et la valeur des logements seront plus faibles dans les régions du centre-ville. Alors tout sera pris en charge. Mais quelle sorte de consolation est-ce ? Et quelle sorte de justification à l’agression et au crime ?

Dans une société juste, alors, seul le pardon volontaire des créanciers laisserait les débiteurs s’en tirer facilement, sinon, les lois sur les faillites sont une invasion injuste des droits de propriété des créanciers.

Un mythe à propos des « débiteurs » est que les débiteurs sont habituellement pauvres et que les créanciers sont riches, de sorte qu’intervenir pour sauver les débiteurs est simplement une exigence de « justice » égalitaire. Mais cette hypothèse n’a jamais été vraie : dans les affaires, plus riche est l’homme d’affaires, plus il est susceptible d’être un large débiteur. Ce sont les dettes des Donald Trump et de Robert Maxwell de ce monde qui dépassent spectaculairement leurs actifs. La pression exercée pour l’intervention au nom des débiteurs a généralement été défendue par des grandes entreprises avec de larges dettes. Dans les sociétés modernes, l’effet des lois sur la faillite toujours plus restrictives a été d’entraver les créanciers obligataires pour le bénéfice des actionnaires et des dirigeants actuels, qui sont généralement installés par, et alliés avec, quelques grands actionnaires dominants. Le fait qu’une entreprise soit insolvable démontre que ses gestionnaires ont été inefficaces, et qu’ils doivent être rapidement retirés de la scène. Les lois sur la faillite qui maintiennent la prolongation de la règle des gestionnaires existants envahit non seulement les droits de propriété des créanciers, mais nuit également aux consommateurs et au système économique entier en empêchant le marché de purger les gestionnaires imprévoyants et inefficaces et les actionnaires, et de transférer la propriété des actifs industriels aux créanciers les plus efficaces. Non seulement cela. Dans un article récent d’une revue de droit, Bradley et Rosenzweig ont montré que les actionnaires, autant que les créanciers, ont perdu un montant significatif d’actifs dus à l’instauration du Chapitre 11 en 1978. Comme ils écrivent, « si les obligataires et les actionnaires sont tous les deux perdants en vertu du Chapitre 11, alors qui sont les gagnants ? » Les gagnants se révèlent être, de manière remarquable et sans surprise, les gestionnaires d’entreprises existants, inefficaces, ainsi que les avocats assortis, les comptables, et les conseillers financiers qui gagnent des frais énormes de réorganisation de faillites.

Dans une économie de libre marché qui respecte les droits de propriété, le volume de la dette privée est auto-contrôlé par la nécessité de rembourser le créancier, car aucun État paternaliste ne vous laissera filer facilement. En outre, le taux d’intérêt qu’un débiteur doit payer ne dépend pas seulement du taux général de préférence temporelle, mais aussi du degré de risque qu’un débiteur pose à un créancier. Un bon risque de crédit sera une « prime à l’emprunteur », qui paiera relativement peu d’intérêts. D’autre part, une personne imprévoyante ou un fugitif qui a été en faillite avant, aura à payer un taux d’intérêt beaucoup plus élevé, proportionnel au degré de risque sur le prêt.

 

Différences entre dette publique et dette privée

La plupart des gens, malheureusement, appliquent la même analyse à la dette publique qu’ils le font à la dette privée. Si l’inviolabilité des contrats devait régner dans le monde de la dette privée, ne devrait-elle pas être tout aussi sacro-sainte dans la dette publique ? La dette publique ne devrait-elle pas être régie par les mêmes principes que la dette privée ? La réponse est non, même si une telle réponse peut choquer la sensibilité de la plupart des gens. La raison est que les deux formes de la transaction-dette sont totalement différentes. Si j’emprunte de l’argent à partir d’une banque de crédit hypothécaire, je conclus un contrat pour transférer mon argent à un créancier à une date future ; dans un sens profond, il est le véritable propriétaire de l’argent à ce moment-là, et si je ne paie pas, je le vole de sa propriété légitime. Mais quand l’État emprunte de l’argent, ce n’est pas le gage de ses propres deniers : ses propres ressources ne sont pas endettées. L’État n’engage pas sa propre vie, sa fortune, et l’honneur sacré de rembourser la dette, mais les nôtres. C’est une cavalerie, et une transaction, de teints très différents.

Car contrairement au reste d’entre nous, l’État ne vend pas de biens ou de services productifs et donc ne gagne rien. Il ne peut obtenir de l’argent qu’en pillant nos ressources à travers les impôts, ou à travers la taxe déguisée de la contrefaçon légalisée appelée « l’inflation ». Il y a des exceptions, bien sûr, comme lorsque l’État vend des timbres aux collectionneurs ou transporte notre courrier avec une grave inefficacité, mais la grosse majorité des revenus étatiques est acquise par l’impôt ou son équivalent monétaire. En fait, à l’époque de la monarchie, et surtout dans la période médiévale avant l’avènement de l’État moderne, les rois obtenaient eux-mêmes l’essentiel des revenus de leurs biens privés – tels que les forêts et les terres agricoles. Leur dette, en d’autres termes, était plus privée que publique, et de ce fait, leur dette s’élevait à presque rien par rapport à la dette publique qui a commencé en beauté à la fin du XVIIe siècle.

La transaction de la dette publique est donc très différente de la dette privée. Au lieu d’un créancier à faible préférence temporelle échangeant de l’argent contre la reconnaissance de dette d’un débiteur à grande préférence temporelle, l’État reçoit maintenant de l’argent de ses créanciers, les deux parties se rendant compte que l’argent sera remboursé non à partir des poches ou des cachettes des politiciens et des bureaucrates, mais des portefeuilles pillés et des sacs à main des contribuables malheureux, les sujets de l’État. L’État reçoit l’argent par la coercition fiscale, et les créanciers publics, loin d’être innocents, savent très bien que leurs produits vont sortir de cette même contrainte. En bref, les créanciers publics sont maintenant prêts à remettre l’argent à l’État afin de recevoir une part du butin de l’impôt dans le futur. C’est le contraire d’un marché libre, ou d’une transaction réellement volontaire. Les deux parties sont immoralement contractantes d’une participation à la violation des droits de propriété des citoyens dans le futur. Les deux parties font par conséquent des accords sur la propriété d’autrui, et cela mérite d’être connu. La transaction de crédit public n’est pas un véritable contrat qui a besoin d’être considéré comme sacro-saint, pas plus que les voleurs partageant à l’avance les résultats de leur pillage ne doivent être traités par une sorte de contrat sanctifié.

Toute fusion de la dette publique dans une transaction privée doit reposer sur la notion commune mais absurde selon laquelle l’imposition est réellement « volontaire », et que chaque fois que l’État fait quelque chose, « nous » le faisons volontairement. Ce mythe commode était exposé avec un ton humoristique mais incisif par le grand économiste Joseph Schumpeter : « La théorie qui assimile les impôts à des cotisations de cercles ou à l’achat des services, par exemple, d’un médecin, prouve seulement combien cette branche des sciences sociales reste encore étrangère à l’application des méthodes scientifiques. » [2] La morale et l’utilité économique vont généralement de pair. Contrairement à Alexandre Hamilton, qui a parlé à une petite mais influente clique de créanciers publics de New York et de Philadelphie, la dette nationale n’est pas une « bénédiction nationale ». Le déficit public annuel, plus le paiement de l’intérêt de la dette, qui ne cessent d’augmenter dans le total que la dette accumule, canalisent de plus en plus l’épargne privée précieuse et rare, et en font des gâchis publics inutiles qui « évincent » les investissements productifs. Les économistes de l’establishment, y compris les Reaganomistes, éludent habilement la question en qualifiant arbitrairement d’« investissements » la quasi-totalité des dépenses publiques, faisant penser que tout va bien, que tout est épatant, parce que l’épargne est « investie » de manière productive. Cependant, en réalité, les dépenses publiques ne se qualifient pas d’« investissements » dans un sens orwellien : l’État dépense réellement au nom des « biens de consommation » et des désirs des bureaucrates, des politiciens, et de leurs groupes de clients dépendants. Les dépenses publiques, donc, plutôt que d’être des « investissements », sont des dépenses de consommation d’une sorte particulièrement inutile et improductive, car elles sont livrées non par les producteurs mais par une classe parasite qui vit au large, et affaiblit de plus en plus le secteur privé productif. Ainsi, nous voyons que les statistiques ne sont pas le moins du monde « scientifiques » ou « sans valeur » : la manière dont les données sont classées – si par exemple, les dépenses publiques sont de la « consommation » ou de « l’investissement » – dépend de la philosophie politique et des idées du classificateur.

 

Le fardeau de la dette

Les déficits et une dette grimpante sont donc un fardeau croissant et intolérable sur la société et l’économie, à la fois parce qu’elles augmentent le fardeau de la dette et parce qu’elles épuisent de plus en plus les ressources de la production vers le secteur « public », contreproductif et parasitaire. En outre, chaque fois que les déficits sont financés par l’expansion du crédit bancaire – en d’autres termes, en créant de la nouvelle monnaie – les questions deviennent encore pires, puisque l’inflation de crédit crée une inflation des prix permanente et croissante ainsi que des vagues de « cycles économiques » de prospérité et de récession.

C’est pour toutes ces raisons que les Jeffersoniens et les Jacksoniens (qui, contrairement aux mythes des historiens, étaient extraordinairement compétents en théorie économique et monétaire) ont haï et méprisé la dette publique. En effet, la dette nationale a été payée deux fois dans l’histoire américaine, la première fois par Thomas Jefferson et la seconde, et sans doute la dernière fois, par Andrew Jackson.

Malheureusement, le remboursement de la dette nationale, qui va bientôt atteindre 4 billions de dollars, va bientôt entraîner la faillite de l’ensemble du pays. Pensez aux conséquences de l’imposition de nouveaux impôts de 4 billions de dollars aux États-Unis l’année prochaine ! Une autre façon, et presque aussi dévastatrice, de rembourser la dette publique serait d’imprimer 4 billions de dollars de nouvelle monnaie – soit en dollars papier ou en créant un nouveau crédit bancaire. Cette méthode serait extraordinairement inflationniste, et les prix exploseraient très rapidement, ruinant tous les groupes dont les revenus n’auraient pas augmenté dans la même mesure, et détruisant la valeur du dollar. Mais c’est en substance ce qui se passe dans les pays qui pratiquent l’hyper-inflation, comme l’Allemagne en 1923, et dans d’innombrables pays, en particulier dans le Tiers-Monde. Si un pays gonfle la monnaie pour augmenter sa dette, les prix augmentent de sorte à ce que les dollars, les marks ou les pesos que reçoivent les créanciers valent beaucoup moins que les dollars ou les pesos qu’ils ont originellement prêtés. Quand un Américain achetait une obligation allemande de 10 000 marks en 1914, elle valait plusieurs milliers de dollars. Ces 10 000 marks à la fin 1923 n’auraient pas valu plus d’un bâton de chewing-gum. L’inflation est donc une manière sournoise et une manière terriblement destructrice de répudier indirectement la « dette publique ». Elle est destructrice car elle ruine l’unité de monnaie, dont les individus et les entreprises dépendent pour le calcul de toutes leurs décisions économiques.

 

Répudier la dette publique

Je propose donc d’une manière apparemment drastique mais en réalité beaucoup moins destructrice de rembourser la dette publique d’un seul coup : la répudiation pure et simple de la dette. Considérons cette question : pourquoi les pauvres, les citoyens maltraités de Russie, de Pologne ou des autres pays ex-communistes sont liés par les dettes contractées par leurs anciens maîtres communistes ? Dans la situation communiste, l’injustice est claire : elle est que les citoyens qui luttent pour la liberté et pour une économie libérale doivent être taxés pour payer les dettes contractées par l’ancienne classe dirigeante monstrueuse. Mais cette injustice diffère seulement par le degré de dette publique « normale ». Car, au contraire, pourquoi l’État communiste de l’Union soviétique serait lié par les dettes contractées par l’État tsariste qu’ils détestaient et ont renversé ? Et pourquoi devrions-nous, citoyens américains d’aujourd’hui en lutte, être liés par des dettes créées par une élite dirigeante passée qui a contracté ces dettes à nos dépends ? Un des arguments convaincants contre les « réparations » visant à payer les Noirs pour l’esclavage passé, c’est que nous, les vivants, n’avons pas été esclavagistes. De même, nous, les vivants, n’avons pas contracté dans le passé ou le présent des dettes contractées par les politiciens et les bureaucrates de Washington.

Bien que largement oubliée par les historiens et le public, la répudiation de la dette publique est une partie solide de la tradition américaine. La première vague de répudiation de la dette de l’État est venue pendant les années 1840, après les paniques de 1837 et de 1839. Ces paniques étaient la conséquence d’un boom inflationniste massif alimenté par la Seconde banque des États-Unis dirigée par les Whigs. Surfant sur la vague du crédit inflationniste, de nombreux gouvernements des États, en grande partie ceux qui étaient dirigés par les Whigs, flottaient sur une quantité énorme de dette, dont la plupart était allée dans les travaux publics inutiles (appelés par euphémisme des « améliorations internes »), et dans la création de banques inflationnistes. L’emprunt de dette publique par les gouvernements des États a grimpé de 26 millions de dollars à 170 millions de dollars au cours de la décennie des années 1830. La plupart de ces titres ont été financés par des investisseurs britanniques et néerlandais.

Durant les années déflationnistes de 1840, succédant à la panique, les gouvernements des États étaient confrontés au remboursement de leur dette en dollars, qui avaient maintenant moins de valeur que ceux qu’ils avaient empruntés. De nombreux États, maintenant largement dans les mains démocrates, ont rencontré la crise en répudiant ces dettes, soit totalement soit partiellement en révisant à la baisse leur montant par des « réajustements ». Plus précisément, sur les 28 États américains dans les années 1840, 9 étaient dans la position glorieuse de n’avoir aucune dette publique, et 1 (le Missouri) avait une dette négligeable. Sur les 18 restants, 9 ont payé l’intérêt sur leur dette publique sans interruption, pendant que 9 (Maryland, Pennsylvanie, Indiana, Illinois, Michigan, Arkansas, Louisiane, Mississippi et Floride) ont répudié une partie ou la totalité de leurs engagements. Parmi ces États, quatre ont fait défaut pendant plusieurs années sur le paiement des intérêts, alors que les cinq autres (Michigan, Mississippi, Arkansas, Louisiane et Floride) ont totalement et définitivement répudié leur dette publique. Comme dans toutes les répudiations de la dette, le résultat était d’évacuer une lourde charge sur le dos des contribuables des États qui ont fait défaut et répudié la dette.

En dehors de l’argument moral ou de la sainteté contractuelle contre la répudiation, que nous avons déjà discutés, l’argument économique classique est que cette répudiation est désastreuse, car qui, dans son esprit droit, prêterait à nouveau à un État qui a répudié ? Mais le contre-argument efficace a rarement été pris en compte : pourquoi davantage de capitaux privés devraient être versés dans les trous à rats de l’État ? C’est précisément l’assèchement du crédit public futur qui constitue l’un des principaux arguments en faveur de la répudiation, car cela signifie l’assèchement avantageux d’un canal majeur détruisant inutilement l’épargne du public. Ce que nous voulons, c’est une épargne abondante et de l’investissement dans les entreprises privées, et un État minimal, à petit budget, austère et maigre. Les gens et l’économie ne peuvent croître de manière prospère et fertile que lorsque l’État est affamé et chétif.

La prochaine grande vague de répudiation de la dette étatique est venue dans le Sud après le fléau de l’occupation du Nord et le fait que la reconstruction leur ait été enlevée. Huit États du Sud (Alabama, Arkansas, Floride, Louisiane, Caroline du Nord, Caroline du Sud, Tennessee et Virginie) ont procédé, vers la fin des années 1870 et le début des années 1880, sous des régimes démocrates, à une répudiation de la dette imposée à leurs contribuables par l’aventure corrompue et gaspilleuse des États radicaux républicains en reconstruction.

 

Prospectives

Donc que peut-on faire maintenant ? La dette fédérale actuelle est de 3,5 billions de dollars. Environ 1,4 billions de dollars, soit 40%, est détenu par l’un ou l’autre organisme de l’État fédéral. Il est ridicule pour un citoyen d’être imposé par un bras de l’État fédéral (le fisc) à payer les intérêts et le principal de la dette détenue par un autre organisme de l’État fédéral. Cela permettrait de sauvegarder beaucoup d’argent du contribuable, et économiserait de l’épargne d’un gâchis de plus, d’annuler purement et simplement cette dette. La prétendue dette est simplement une fiction comptable qui fournit un masque sur la réalité et fournit un moyen commode de frapper d’une amende le contribuable. Ainsi, la plupart des gens pensent que l’Administration de la sécurité sociale prend leurs primes et les accumulent, peut-être par un investissement sain, puis « remboursera » le citoyen « assuré » quand il aura 65 ans. Rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité. Il n’y a pas d’assurance et il n’y a pas de « fonds », comme il doit y en avoir dans n’importe quel système d’assurance privé. L’État fédéral prend simplement les « primes » (les impôts) de Sécurité sociale sur la personne jeune, les utilise dans les dépenses générales du Trésor, et puis, lorsque la personne atteint l’âge de 65 ans, prend l’argent de quelqu’un d’autre pour payer la « prestation d’assurance ». La Sécurité sociale, peut-être l’institution la plus vénérée dans la politique américaine, est également le plus grand racket de toutes. C’est tout simplement une chaîne de Ponzi géante contrôlée par l’État fédéral. Mais cette réalité est masquée par l’achat d’obligations d’État par l’Administration de sécurité sociale, le Trésor dépensant ensuite ces fonds dans ce qu’il veut. Mais le fait que l’Administration de sécurité sociale a des obligations d’État dans son portefeuille, et perçoit des intérêts et le paiement du contribuable américain, lui permet de se faire passer pour une entreprise assurantielle légitime.

L’annulation des obligations détenues par les agences fédérales a donc réduit la dette fédérale de 40%. Je préconiserais de passer à la répudiation pure et simple de la dette entière, et de laisser les morceaux tomber où ils peuvent. Le résultat glorieux serait une baisse immédiate de 200 milliards de dollars dans les dépenses fédérales, avec au moins la chance d’obtenir une coupe équivalente en impôts.

Mais si ce système est considéré comme trop draconien, pourquoi ne pas traiter l’État fédéral comme est traitée une faillite privée (en oubliant le Chapitre 11) ? L’État est une organisation, alors pourquoi ne pas liquider les actifs de cette organisation et payer les créanciers (les détenteurs d’obligations étatiques) par une part proportionnelle de ces actifs ? Cette solution ne coûterait rien aux contribuables et une fois de plus, le soulagerait de 200 milliards de dollars de paiement des intérêts annuels. L’État fédéral des États-Unis devrait être contraint de restituer ses biens, de les vendre aux enchères, et ensuite de payer les créanciers en conséquence. Quels actifs étatiques ? Il y a beaucoup d’actifs, de la TVA aux domaines nationaux, comme diverses structures telles que La Poste. Le siège massif de la CIA à Langley, en Virginie, devrait rapporter une belle somme pour suffisamment de logements en copropriété pour l’ensemble de la main-d’œuvre à l’intérieur de la rocade. Nous pourrions peut-être éjecter les États-Unis des Nations Unies, récupérer les terres et les bâtiments, et les vendre pour un logement de luxe sur la Côte est où vivent de nombreuses célébrités. Un autre heureux hasard de ce processus serait une privatisation massive des terres socialisées de l’ouest des États-Unis et du reste de l’Amérique. Cette combinaison de la répudiation et de la privatisation serait un long chemin pour réduire le fardeau fiscal, en établissant la solidité financière, et en désocialisant les États-Unis.

Pour aller sur cette voie, cependant, nous devons d’abord nous débarrasser de la mentalité fallacieuse qui amalgame public et privé, et qui traite la dette publique comme s’il s’agissait d’un contrat de production entre deux propriétaires légitimes.

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Climat : une grand-messe pour des prunes

Après les conférences de Rio, Kyoto, Copenhague et Cancun dont on se demande toujours à quoi elles ont servi, c’est au tour de la France d’organiser à Paris, en décembre prochain, sous l’égide de l’ONU, une grand-messe sur le climat nommée COP 21.
Les dirigeants de 195 pays y sont attendus, accompagnés de centaines de conseillers et d’invités plus ou moins experts en matière de climat. Un petit séjour à Paris, tous frais payés, ça ne se refuse pas !

L’objectif de cette conférence est de trouver un accord, afin de maintenir le réchauffement mondial en deçà de 2 °C. Objec­tif très ambitieux, car on voit mal la Chine accepter de réduire sa production pour faire plaisir à Nicolas Hulot. De toute façon, quel que soit le résultat de cette conférence, ce sera un beau coup de pub pour le président français…
Pour un simple quidam, le réchauffement de la planète n’est pas aussi évident que le prétendent les experts du GIEC, du moins localement. L’été 2014 fut particulièrement frais et pluvieux et, en février 2015, une vague de froid sans précédent s’abattit sur l’est des États-Unis.

Est-il réellement utile d’organiser ce genre de conférences pour débattre d’un phénomène aussi naturel que le réchauffement de la planète ? Car les cycles de réchauffement existent depuis la nuit des temps. Ils sont suivis généralement par des périodes de refroidissement se renouvelant tous les 600 ans.
Le Groënland (le pays vert) n’a pas toujours été recouvert de glace. Quand les Vikings l’ont découvert en 982, c’était une terre couverte de prairies et d’animaux. Le journaliste et météorologue Laurent Cabrol rappelle dans un livre savoureux que l’on a cueilli des fraises en janvier 1290 en Alsace. Dans la Vallée de la Mort en Californie, durant l’été 1913, on enregistra une température de plus de 57°, record jamais égalé.

Les canicules sont un phénomène climatique vieux comme le monde. Les chroniqueurs parlent de la canicule de 1636 ou de celle de 1718 qui fit, paraît-il, 700 000 morts. Plus près de nous on se rappelle les canicules de 1976, de 1983 et de 2003. Les étés de mon enfance étaient souvent torrides, accompagnés de longues périodes de sécheresse et de restrictions d’eau. ça ne faisait pas la une des journaux. Aujourd’hui, le moindre phénomène climatique est analysé, commenté, dramatisé.
Ce qui est étonnant, c’est de voir avec quelle facilité les chefs d’États se sont laissés entraîner, par naïveté ou par opportunisme, dans cette lutte contre un changement climatique imprévisible.

Autre débat : les populations sont-elles responsables du réchauffement de la planète ? Rien n’est moins sûr ! Quand les arbres poussaient au Groën­land, ce n’est certainement pas les populations d’alors qui étaient la cause de ce réchauffement.

Des villes comme Paris, Londres et même Bangkok sont moins polluées aujourd’hui qu’il y a 50 ans.
Le guide valaisan Werner Mun­ter, spécialiste mondialement reconnu des avalanches, affirme que l’homme n’a rien à voir avec le réchauffement de la planète. Sans remettre en cause le réchauffement actuel, il se base sur l’analyse des données climatiques reconstituées sur des millions d’années : « Rien que dans les 10 000 dernières années, il y a eu 5 pics de températures comparables à celui que nous vivons aujourd’hui. […] Quand les scientifiques du GIEC disent qu’ils veulent sauver la planète, je dis qu’ils ne sont pas crédibles. Ils mentent pour préserver des intérêts économiques, dont les leurs. Car il y a tout un business derrière la lutte contre le réchauffement de la planète. » Et le guide de conclure : « C’est de l’arrogance de croire qu’en 150 ans d’industrialisation, nous avons changé le climat ! »

Personnellement, je fais davantage confiance aux observations et au bon sens de cet homme de montagne qui vit en pleine nature plutôt qu’aux experts du GIEC assis derrière leur ordinateur.
Le vrai problème de la planète ne serait-il pas plutôt sa surpopulation et, par conséquent, la construction de villes et villages dans des zones impropres à l’habitat ? Plutôt que d’échanger des paroles stériles sur une improbable montée des mers, ne serait-il pas plus utile d’organiser des campagnes de planning familial en Afrique et dans certains pays d’Asie ?

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Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’économie sans jamais oser le demander.

Economie et bon sens

Traduire les principes économiques de base en programme politique ne devrait être qu’un jeu d’enfant. Pourtant, c’est tout le contraire qui se produit de façon assez décourageante et systématique – des hommes politiques un peu partout dans le monde se font élire sur des programmes qui sont, sur bien des points, à l’opposé de ce qu’exige la logique économique élémentaire1. À tel point que le prix Nobel d’économie et éditorialiste pour le New-York Times Paul Krugman conclut, désabusé, un de ses articles consacré aux conséquences désastreuses du contrôle des loyers : « maintenant vous savez pourquoi les économistes ne servent à rien : quand ils maîtrisent réellement une question, les gens ne veulent pas les écouter ».

Une des explications possibles de ce phénomène de déconnexion des politiques publiques de la logique économique est fournie par les auteurs de l’école des choix publics, qui mettent en évidence les nombreux biais en faveur des intérêts privés qui peuvent faire dévier un programme politique de l’intérêt général2 .

Il me semble pourtant que l’absence notable de politiques publiques basées sur les lois et régularités mises en évidence par les économistes aurait une explication encore plus simple : l’économie est une science parfaitement contre-intuitive et la plupart des gens ignorent tout de ses lois. Construire un programme politique sur des principes économiques relève alors tout d’abord d’une certaine pédagogie préalable.

Tout le monde se veut expert en économie

Afin de se rendre compte de l’ampleur du défi, il est nécessaire de prendre conscience de l’ancrage bien profond des sujets économiques dans le domaine des « discussions de comptoir ». Tout le monde croit savoir ce qui est bon et mauvais, vrai ou faux en économie, ce que le gouvernement devrait et ne devrait pas faire.

Sortir le sujet de cette marre d’arguments vaseux, appuyés par des exemples anecdotiques et arriver à le poser dans un cadre ne serait-ce qu’un peu scientifique relève du chemin de croix.Murray Rothbard faisait remarquer à juste titre cette étonnante tendance que nous avons à nous croire experts en économie alors qu’on est beaucoup plus lucides à propos de nos capacités limitées concernant d’autres domaines scientifiques. Ainsi, les gens vous imposent rarement leur réflexion personnelle sur la fission nucléaire et la réaction en chaîne alors qu’ils sont très à l’aise pour donner leur avis éclairé sur l’investissement public, le chômage, les banques, la mondialisation…

Je crois qu’une des raisons qui explique ce paradoxe c’est la croyance fausse et largement répandue que la science économique (si toutefois on daigne lui accorder ce statut) ne relève finalement que du bon sens. Et du bon sens, bien-sûr, tout le monde en a à revendre.

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Lutter contre ce préjugé est compliqué à plusieurs titres. Tout d’abord, parce que comme tous les préjugés, il a la peau dure. Ensuite, parce qu’à la différence des sciences de la nature comme la physique ou la chimie, les lois économiques se prêtent très peu aux tests empiriques et donc à des preuves « évidentes » et « incontestables » aux yeux du grand public.

Sans vouloir dresser une liste exhaustive, je vous propose ici quelques exemples de lois économiques parfaitement contre-intuitives et largement ignorées des non-spécialistes, qui mériteraient pourtant d’être reprises dans tout programme politique dont l’objectif serait d’accroître la prospérité économique.

Le commerce international est bénéfique même aux pays pauvres

C’est un exemple classique dont un autre Prix Nobel d’économie, Paul Samuelson, se servit pour défendre le caractère scientifique de l’économie devant un interlocuteur qui le défiait à citer au moins une loi économique qui ne soit pas triviale. Il prit en exemple la théorie ricardienne desavantages comparatifs.

En effet, dans les échanges entre nations de puissance économique et technologique inégales, le bon sens nous indique qu’il serait impossible d’avoir des échanges mutuellement profitables, et que si le pays A produit tout à un coût supérieur que le pays B, ils n’auraient aucun intérêt à commercer l’un avec l’autre. Les altermondialistes en sont d’ailleurs toujours persuadés et ont basé toute leur doctrine d’exploitation du Sud par le Nord sur cette prémisse erronée. L’erreur de leur raisonnement consiste à occulter les avantages de la spécialisation, qui permet à chacun des pays de consacrer ses forces productives à la branche dans laquelle il est le plus productif. L’échange permet ainsi des gains de productivité au niveau mondial, grâce à la spécialisation.

L’échange n’est pas un jeu à somme nulle

C’est une affirmation qui peut paraître redondante avec la théorie des avantages comparatifs, mais à la différence de cette dernière, sa validité n’est pas conditionnée par des écarts de productivité des agents économiques mais par leur perception subjective de la réalité. Dans le cadre d’unéchange volontaire il n’y a pas un gagnant et un perdant, mais deux gagnants, puisque l’échange est un jeu à somme positive. Autrement dit, les deux parties augmentent leur satisfaction grâce à l’échange, en créant ainsi de la valeur ajoutée.

Cette affirmation repose sur une logique assez simple : personne n’achèterait et ne vendrait rien s’il estimait que le bien qu’il possède a la même valeur que le bien que possède l’autre partie, car dans ce cas chacun garderait son bien et l’échange n’aurait pas lieu.

La concurrence fait mieux que le protectionnisme

Le protectionnisme, qui consiste à protéger les producteurs locaux contre la concurrence des étrangers est une des idées reçues les plus tenaces. Poussée à son paroxysme par lesmercantilistes au XVIème siècle et ayant causé la ruine de l’empire espagnol, cette idée a largement prouvé sa nocivité. Les nombreux travaux théoriques des économistes ont démontré depuis que la concurrence est le système qui assure la meilleure performance économique, alors que le protectionnisme aboutit à des situations catastrophiques.

Pourtant, là encore le « bon sens » des politiques revient au galop dès que l’occasion se présente et ils nous abreuvent de mesures protectionnistes, soutenus, il est vrai, par une forte demande des producteurs locaux qui souhaitent être à l’abri de la concurrence (le contraire aurait été étonnant). Il suffit malheureusement de voir les inepties proposées pour régler la crise actuelle avec les agriculteurs pour se rendre compte que le protectionnisme a de beaux jours devant lui.

Daniel Tourre, Pulp Libéralisme

 

La réglementation des prix est un désastre économique

Comme bon nombre d’idées simples et parfaitement fausses, l’idée qu’il suffirait d’une loi pour empêcher les prix d’augmenter est très difficile à éradiquer. Elle semble d’ailleurs parfaitement logique – quoi de plus naturel qu’une réglementation empêchant producteurs et commerçants d’augmenter leurs prix si on veut lutter contre la cherté et donner du pouvoir d’achat aux consommateurs ? Cette idée se pratique encore très largement dans certains domaines, comme par exemple celui de l’immobilier locatif, alors même qu’elle réduit notablement l’offre de logements et la qualité de ceux-ci.

Pourtant, le contrôle des loyers figure dans la plupart des manuels économiques depuis longtemps comme l’archétype de la politique publique ayant rapidement des effets pervers désastreux (je ne citerai qu’un des grands classiques, le manuel de Samuelson où cet exemple y figure dès la première édition en 1947). Les multiples expériences de réglementation des prix pratiquées sur des produits de nature très variée ont abouti inexorablement à deux effets pervers notoires, la pénurie et le marché noir.

Le salaire minimum augmente le chômage

C’est un simple corollaire des effets négatifs associés au contrôle des prix, le salaire minimum étant de fait un prix plancher imposé sur le marché du travail. Son résultat parfaitement logique et observable à souhait en France est l’augmentation en flèche du chômage des jeunes et des moins qualifiés pour qui il représente une barrière à l’entrée au marché de l’emploi.

L’explication économique de ce phénomène est l’absence d’incitations pour une entreprise d’embaucher quelqu’un qu’elle devrait payer plus que ce qu’il lui rapporte. Mais le « bon sens » relayé par les syndicats nous explique que le salaire minimum est un acquis social formidable qu’il faut préserver à tout prix, sous peine de voir les travailleurs se faire exploiter par des capitalistes dépourvus de scrupules.

Le marché assure la meilleure allocation possible des ressources

Une attitude qui domine très largement dans nos sociétés nourries au biberon de l’État-Providenceconsiste à avoir une confiance aveugle et parfaitement irrationnelle dans les capacités d’un décideur public de prendre des décisions de production, d’investissement, bref d’allocation des ressources, plus pertinentes que celles qui auraient été prises de façon décentralisée sur le marché. C’est une idée qui découle de notre difficulté à imaginer la complexité des décisions économiques qui sont prises quotidiennement sur le marché et de la quantité gigantesque d’informations qui serait nécessaire à un planificateur central pour prendre ces décisions à la place des agents économiques. Sans parler du problème d’ordre incitatif qui se poserait, le planificateur n’ayant pas du tout les mêmes motivations qu’un agent économique qui agit à son propre compte…

L’échec des économies de plan n’a finalement contribué que très peu à battre en brèche cette idée reçue, qui prend des formes allant du « simple » interventionnisme jusqu’à la demande pure et simple de nationalisation de certains secteurs d’activité.

Une loi scientifique est valide en toute circonstance, par définition

Cette affirmation est plus d’ordre épistémologique général que propre au domaine de l’économie. Je trouve néanmoins que c’est absolument nécessaire d’insister là-dessus car c’est une chose qui est systématiquement « oubliée » quand il s’agit de politique économique.

Certains discours sont ainsi pires encore que l’ignorance bienveillante. Sous couvert d’un pragmatisme bien avisé, ils s’inclinent devant la logique des lois économiques, mais plaident en faveur du « cas d’exception » qui justifierait un traitement à part.

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On prétend ainsi que bien que le protectionnisme soit mauvais par nature, dans le cas précis de telle industrie nationale, il devrait être pratiqué car il aurait, dans ce cas précis uniquement, des effets positifs. Ou encore, que le contrôle des prix est inefficace par définition, sauf dans un domaine « très sensible » dans lequel il faut absolument que le gouvernement intervienne. Que le marché assure une meilleure allocation des ressources, excepté les cas qui nous arrangent et qu’on souhaite garder sous contrôle de l’État, parce qu’il s’agit de « domaines stratégiques » beaucoup trop importants pour être laissés au marché. Que l’échange est un jeu à somme positive, sauf quand il s’agit d’ouvrir les marchés européens à la concurrence des produits des pays à faible coût de main d’œuvre.

Certes, l’économie n’est pas une science exacte. Mais science elle est, et comme dans toute science, ses lois sont universelles. Essayer de pratiquer le contraire au nom de l’exception est peut-être payant sur le court terme et sur le plan politique, mais c’est le chemin le plus court vers la pauvreté.

Rien n’est jamais acquis en économie…

Cette dernière affirmation n’a rien d’une loi universelle, mais plutôt d’une triste observation empirique : aucune avancée de la science économique n’est acquise durablement. Hier, le libre-échange semblait avoir gagné le combat dans l’Union Européenne. Aujourd’hui, le protectionnisme le plus primitif revient au galop. Hier, les échecs retentissants des expériences des économies de plan semblaient avoir tranché la bataille entre le marché et l’État, au point que certains clamaient déjà « la fin de l’histoire ». Il n’en a rien été, d’autres pays dans le monde s’engageant encore aujourd’hui dans cette voie, comme le Venezuela

C’est, avouons-le, un peu décourageant pour les économistes. Pour établir un dernier parallèle avec les sciences exactes, imaginez le désarroi des physiciens si l’idée que la terre est plate revenait sans cesse au goût du jour.

Il n’est donc jamais inutile de rappeler, encore et toujours, les bons principes économiques. Espérons qu’à force de persévérer un jour ils deviennent une évidence pour tout le monde et se confondent avec le bon sens.

Source: Vesselina Garello

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Savez vous que le métier de patron n’est pas percepteur ?


Savez vous que le métier de patron n’est pas percepteur ?

Découverte fondamentale dans la science de l’infantilisation des masses !

Au pays ou les contribuables directs sont en voie de disparition. Qui va découvrir que le métier de patron n’est pas percepteur ?

La France, quel pays incroyable. Le patron s’occupe de tout pour vous.

Assurance retraite, Assurance santé, assurance chômage mutuelle complémentaire, impôts, taxes, TVA, c’est le patron le percepteur.

 

Votre retraite c’est le patron qui cotise pour vous.

Dans quelques temps il sera même obligé de tenir « votre » livret compte pénibilité.

La santé obligatoire c’est la patron qui cotise pour vous.

La mutuelle complémentaire c’est encore le patron au 1er janvier qui devra en avoir la charge obligatoire.

Votre assurance chômage, c’est encore le patron qui le fait à votre place.

Les impôts ? 60% de la population n’est même plus contribuable direct.

Pour ceux qui restent, avec l’impôt à la source, le patron va bientôt progresser dans le rôle du fonctionnaire percepteur unique et total dans quelques mois.

Les congés payés ? C’est l’employeur qui thésaurise et gère la marge compensée annuelle, vous ne vous occupez de rien. Rien de rien.

Vous voici vivre dans cette catégorie sociale qui vit sans rien contribuer ,sans rien penser sans rien choisir de son propre libre arbitre, directement responsable de rien, et profiter de la redistribution sans réfléchir.

Et c’est le patron chargé d’y penser pour vous gratuitement.

 

Les Impôts.

Ça y est c’est FOR-MI-DABLE.

En cette période d’arrivée des feuilles d’impôts, voici un nouveau cadeau.

Vous êtes de plus en plus nombreux a toucher une énième exonération de tranche, que vous avez vous même financé avec votre argent par les augmentations successives de TVA que vous subissez de l’autre.

Vous allez donc être plusieurs millions à ne plus payer d’impôts. Vous n’êtes plus des vrais « contribuables ». Non non non. Vous êtes des « nontribuables« . Des exclus de la participation directe à la vie de la société. Pas besoin de niche fiscale pour les non-assujettis.

Vous ne contribuez plus a rien du tout directement.

Vous avez maintenant l’honneur d’être encore plus nombreux à faire partie des 60% de la population clientélisé fiscale.

Qu’importe la paye. Pas d’impôts.

 

Quel est la raison de cette disparition fiscale ?

La dette aurait disparue ? Évidement Non.

Il y aurait eu disparitions de fonctionnaires à payer ? Non. Ils augmentent toujours.

L’état ferait des terribles économies ? Non. Le déficit public augmente toujours.

Les dépenses seraient contenues ? Non. Chaque année l’état emprunte plus.

Alors comment ce fait-il ?

J’ai bien moi vil capitaliste une vérité à dire avec mes mots, mais vous n’allez pas apprécier.

Mon explication est simple, « On vous infantilise et on vous prend pour des burnes. » « Moins vous voyez l’argent circuler directement plus vous vous en foutez, moins vous êtes responsables. Moins vous en avez la gestion moins vous serez tenté de réfléchir au rapport/qualité prix de ce que l’on vous prend ».

Pour les politiciens et les groupes de pression, dépenser l’argent sans que le peuple compte est facteur de ré-élection politique, et c’est tellement plus facile de clientéliser.

 

Clientéliser par corporations ou groupes sociaux

En fait vous trouvez tous « normal » qu’en gagnant moins certains soient « privilégiés ».

Vous êtes tous pour l’abolition des privilèges, mais avec plein d’exceptions aux règles générales ?

En fait bénéficier d’un « petit privilège » exonère la contradiction à la volonté d’équité pour tous.

Si les contribuables ne sont plus des contribuables et que la majorité de la population est exonéré d’impôts sur le revenu alors qui paye, puisque les dépenses n’ont pas diminuées ?

En fait c’est la TVA, sorte de Flat tax sur les biens de consommation qui vient d’être augmenté. En fait pour « clientéliser des classes moyennes » l’état compense le manque à gagner sur la TVA. Donc sur tous les individus. TVA qui inclue bien entendu les plus pauvres.

Et qui va récupérer chez vous l’argent compensatoire de vos exonérations fiscales de masse ? L’entreprise ! Le patron.

 

Qui perçoit quoi ?

Les patrons Français sont les percepteurs de tout.

Au nom de quoi se serait à votre employeur de cotiser a votre assurance retraite ? Vous êtes trop sot pour le faire vous même ? Et votre futur livret pénibilité, c’est a lui de le tenir et d’en rendre compte ?

Oui mais si on vous laisse faire, peut être préféreriez vous cotiser à la caisse des Sénateurs qu’à la caisse des agriculteurs ?

 

Au nom de quoi se serait à votre employeur de cotiser à votre assurance santé ?Vous êtes trop sot pour le faire vous même ?

Oui mais si on vous laisse faire, peut être préféreriez vous cotiser à la sécu des fonctionnaires sans carence que la CPAM avec une carence de 3 jours ?

 

Au nom de quoi se serait à votre employeur de cotiser a votre assurance chômage ?Vous êtes trop sot pour le faire vous même ?

Oui mais si on vous laisse faire, peut être préféreriez vous disposer d’un suivit comme les Énarques d’un emploi à vie même après un licenciement pour faute grave ?

 

Au nom de quoi se serait à votre employeur de cotiser a votre mutuelle complémentaire ? Vous êtes trop sot pour le faire vous même ?

Oui mais si on vous laisse faire, peut être préférez vous cotiser plus pour des remboursements dentaires que pour les remboursements optiques ?

 

Au nom de quoi se serait à votre employeur de payer vos impôts ? Vous avez étés jusque présent trop sot pour le faire vous même ?

Oui mais si on vous laisse faire, peut être préférez vous ne pas expliquer les revenus de votre foyer à votre employeur ?

 

Le patron et l’entreprise ne sont pas rémunérés pour de tels services. Savez vous le but d’une entreprise n’est pas de se substituer a vos responsabilités individuelles ?

Le coût comptable de la gestion des salaires est loin d’être anodine, pour l’employeur. C’est aussi, une des plus grande source de conflits sociaux et de litiges, de redressements fiscaux ou sociaux.

Çà ne rapporte rien à l’entreprise, et s’impliquer dans la perception c’est de l’autre perdre de l’efficience et de l’énergie pour gagner et faire fructifier des marchés. Handicaper le job réel de l’entreprise, faire du business.

Les coûts cachés de la perception par l’entreprise rendent nos entreprises les moins compétitives d’Europe.

Le but d’une entreprise, c’est de créer de la richesse. Pas de faire vivre cette grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde par son intermédiaire ni d’en payer les coûts.

Les assurances sociales, si sociales soient elles et légalement forcée, sont elle un droit que la Liberté de les choisir soit légalement détruite en contraignant le patron et le salariés a être les moutons de décisions technocratiques ? Et les salariés sont ils si ignares pour ne pas savoir les gérer eux même ? Quel contrat lie l’employeur à la perception de l’état ?

Rien la relation est forcée, elle n’est pas contractuelle et n’est acceptée réciproquement.

Les fonctionnaires percepteurs de l’état travaillent-ils gratuitement ? Pourquoi la personne morale devrait faire un travail pour lequel elle n’est pas rémunéré ?

C’est pas pour ça que l’entrepreneur c’est mis à son compte. Pourquoi chronophager le temps de l’entreprise à des obligations qui ne la concerne pas ? 

Apparemment cette manière de fonctionner en désimplication sociale des individus comme objectif de vie est assez surprenante à voir lorsqu’on a la vision de l’employeur.

Ça vous plaît de faire partie de la congrégation des ignorants volontaires qui ne veut pas savoir ce que vous payez.

Combien payez vous pour vos assurances sociale ? Ça vous fait plaisir de ne pas savoir et vivre dans l’ignorance ? 

 

Et si l’employeur vous verserait votre salaire complet ?

Vous seriez plus responsable. Impliqué individuellement. Amené à vous intéresser à ce que vous payez, et donc un citoyen plus impliqué.

De là à penser que les monopoles, le corporatisme, les corporations n’aimeraient pas à rendre des comptes, il n’y a qu’un pas…

 

L’état donne bien le droit de vote à tous mais refuse votre salaire complet ?

Savez vous que le métier de patron n’est pas percepteur ?

Il est temps de changer d’univers. Le monde de Oui-oui n’est pas la France.

Trop, c’est trop. Le salarié devrait empocher son salaire complet.

Tout le monde a à gagner à le faire. L’employeur et le salarié.

Sauf les rentiers des prélèvements contraints et obligatoires qui comptent sur votre ignorance et votre mimétisme d’indifférence.

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