Archive | mars, 2015

Les opérateurs téléphoniques, les nouveaux banquiers du monde?

Les pauvres du monde entier vivent un bouleversement financier sans précédent et inattendu. Jusque présent l’accès à un compte bancaire dans les pays sous développés était marginal. Un compte bancaire dans un monde capitaliste revêt une importance primordiale pour l’émancipation de l’individu.

 

L’intermédiaire financier bancaire est un élément indispensable au développement humain. La banque n’est elle pas une sorte de symbole du capitalisme ?

 

Pour l’individu, un établissement financier est obligatoire lorsqu’il envisage un prêt, un investissement. Sur le plan pratique, la banque reste incontournable parce que le paiement en liquide n’est pas adapté à tous les échanges.

La sécurité de l’individu est menacée s’il accumule du capital sous son oreiller.

Les entreprises de biens indispensables comme l’électricité, l’eau nécessitent des paiements réguliers, et ne sont pas aisé à payer si on est éloigné du centre de recette. 

La banque c’est ce qui permet de capitaliser, c’est a dire de d’accumuler de l’argent, faire des réserves financières.

La banque permet de payer votre créancier indépendamment de la distance qui vous sépare de lui. Elle dématérialise l’échange.

Dans un pays occidental un seul français sur cent ne dispose pas d’un compte bancaire. Dans les pays en développement, comme en Afrique c’est 70 habitants sur 100 qui ne disposent pas de compte bancaire.

Avoir un endroit pour capitaliser ou emprunter est la voie d’entrée dans le monde capitaliste. Investir, dépenser, consommer, c’est vivre, s’émanciper du féodalisme, du paternalisme, du corporatisme, de la servitude, de la dépendance à autrui. C’est disposer de son libre arbitre. Ne plus vivre au jour le jour.

Dans les pays pauvres ils sont nombreux a ne pas disposer de compte bancaire, néanmoins les habitants sont pratiquement tous équipés d’un téléphone mobile.

En 2007 l’opérateur du Kenya « Safaricom », pour garder ses clients lance un système de fidélisation identique a ce que nous connaissons dans notre monde occidental identique à la carte de fidélité. Votre fidélité à l’opérateur associe le numéro de téléphone qu’il vous donne, a un compte qu’il crédite d’argent à valoir sur les minutes de communication pour remercier de la fidélité.

Avec cet argent, l’opérateur souhaite que le client achète des minutes téléphoniques, et rajoute régulièrement de l’argent sur son compte s’il est fidèle.

Sans le savoir, l’opérateur Africain « Safaricom » avec son programme de fidélisation M-Pesa venait d’inventer la banque de l’habitant du pays sous développé. Le « numéro-banque »

mobile-moneyLe « numéro-banque », un marché mondial de 2,5 milliards d’habitants sans comptes bancaire a acquérir immédiatement et……Pendant qu’on y est, pourquoi pas tous les habitants de la planète, qui payent cher un banquier physique?

Les demande des habitants du Kenya a été de pouvoir s’échanger les minutes de téléphonie. Safaricom a donc ouvert la possibilité de transférer d’un numéro de téléphone à l’autre l’argent déposé. L’intérêt pour l’opérateur téléphonique étant toujours d’augmenter son nombre de clients, il avait tout bénéfice à le faire.

Les banques de micro-financement octroyant des micros crédits, ont souhaités ensuite pouvoir recevoir de l’argent par ce moyen. Il est quand même plus facile de recevoir l’argent par téléphone que d’aller chercher son échéance de microcrédit en brousse.

Le fournisseur d’énergie Power Kenya c’est mis lui aussi a accepter le paiement par téléphone de ses factures.

Depuis l’échange avec téléphone du  numéro-banque c’est développé. De la cantine pour les enfants à tous les commerces, vous pouvez transférer de l’argent.

L’opérateur téléphonique a écrasé en 5 ans toutes les banques du pays en valeur comme en volume. En 2014, 75% des transactions du Kenya se font sur compte mobile. Le service a offert à 20 millions de personnes un accès au système financier formel. Le système a fait diminuer la criminalité. Le vol d’espèces est devenu l’exception dans la société Kényane. Le Kenya a bien changé en matière de sécurité.

L’opérateur « Safaricom », c’est le partenaire local officiel de « Vodaphone » l’opérateur international. Vodaphone c’est 289 millions de clients à travers le monde , 45 milliards de £ivres sterling de chiffre d’affaire. Voyant la réussite de son partenaire Safaricom, Vodaphone principal, opérateur des anciennes colonies anglaises, a copié le business-model et commencé un déploiement qui se déroule au fur et à mesure dans l’ensemble des pays.

Tanzanie, Afghanistan, Afrique du sud, Inde, Mozambique et depuis 2014 l’Europe de l’Est avec la Roumanie.

Maintenant du Kenya à la Tanzanie vous pouvez vous envoyer de l’argent sans vous faire prélever par Western-Union ou MoneyGram des coûts élevée. Les utilisateurs sont facturés une somme modique pour l’envoi et le retrait d’argent en utilisant le service….Une révolution.

Vodaphone n’est pas tout seul en Afrique!

Les compagnies de téléphone se font une guerre mondiale de parts de marché. Le téléphone n’est quand même pas un marché de philanthropes, mais néanmoins la réaction c’est fait attendre.

ORANGE avec ces 38 milliards d’€uros de chiffre d’affaire n’a pas vu arriver Vodaphone et a compris très tard que le téléphone mobile en plus de remplacer la montre, l’appareil photo, l’ordinateur, la console de jeux allait aussi remplacer la banque.

Ces compagnies ont donc pris la décision ces dernières années de lancer le service bancaire. En 2 ans c’est un succès inimaginable. Orange a lancé le service pour l’instant que dans 3 pays Africains. Orange Money est maintenant déployé en Cote d’Ivoire, Madagascar, et Mali. Les clients ont adoptés déja le service en un temps fulgurant. 

Aujourd’hui pour une transaction de 5€ vous envoyez dans ces 3 pays de l’argent et un taux de change bancaire a rendre vert le PDG de Western Union ou MoneyGram les actuels leaders de transfert d’argent qui analysent actuellement les parts de marché qu’ils vont perdre dans les 5 à 10 prochaines années.

L’Angleterre, la France ont des relations particulières avec les pays en développement et représentent des flux importants qui vont être captés par Vodaphone et Orange. Les autres opérateurs vont s’y mettre un jour. Les jours de Western Union ou MoneyGram sont comptés !

La direction de Orange France, géré par la mafia d’Énarques étatistes du capitalisme de connivence spécifique à la France, sort du même tonneau que les dirigeants des banques Françaises déploie « Orange Money » dans la plus grande discrétion. Le conflit d’intérêt des nominations par l’état des dirigeants nécessite du « doigté ».

Il y a même un risque que ce conflit d’intérêt des dirigeants qui sortent tous de l’ENA et nous empêche de profiter d’une future concurrence frontale entre l’opérateur et les banques traditionnelles. Orange « osera-il défier » establishment en faisant son travail et créer le « numéro-banque »?

Aujourd’hui le déploiement en Europe par les opérateurs du « numéro-banque » est bloqué par le lobby des banques traditionnelles.

Orange et Vodaphone ont intérêt à se presser sur ce futur marché, plusieurs autres larrons aux dents acérées ont sentis l’odeur de l’argent à se faire et ne sont pas gérés par des Énarques.

Apple vient de dévoiler un moyen de paiement par téléphone et Samsung vient de s’allier à Paypal et Google teste un système de paiement avec une application avec la compagnie Sophcard….

Pas certain que ces larrons là attendent un accord secret entre « Énarques » du capitalisme de connivence Franco-français pour se déployer en Europe le « numéro-banque »….Et croquer ce marché planétaire.

Sources:

Banque mondiale: Les 3/4 des pauvres de la planète n’ont pas accès aux services banacaires

OrangeMoney: Transfert d’argent vers l’Afrique

Wikipedia: liste des opérateurs mobile dans le monde

Jeune Afrique: la révolution banque mobile en Afrique

Wikipedia: M-Pesa le transfert d’argent au Kenya

Paiement Mobile: Paiements par mobile Apple, Google, Amazon

Livre: Auteur P. Herlin La fin des banques?

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LGV Poitiers-Limoges quintessence du mépris de tous les Français qui payent.

 

LGV Poitiers-Limoges quintessence de la dépense publique clientéliste et mépris des contribuables: 4 milliards.

François Hollande a signé en cyniquement la ligne LGV Poitiers-Limoges en période d’attentats pour cacher son acte.

 

La cours des comptes a jugé l’étude de projet peu rigoureuse. La phrase du rapport de la cours des comptes dit sans équivoque ceci : « Malgré tous les efforts déployés par RFF (Réseau ferré de France), les études ont montré qu’il est impossible d’assurer une rentabilité socio-économique même minimale à la LGV Poitiers-Limoges. »

 

Rappelons que François Hollande ne travaille plus officiellement pour cet organisme que depuis an. Haut fonctionnaire à la Cour des comptes, il ne c’est pas mis en disponibilité lorsqu’il est devenu président de la République. Il c’est mis « détaché », pour pouvoir continuer a bénéficier du régime spécial favorable de cette institution.

Comme président de la république il continue donc d’accumuler des droits à la retraite pour un poste qu’il n’a occupé que trois ans et quelques mois.

Il ne vient d’y renoncer que depuis quelques semaines devant le scandale révélé par un magasine (Marianne).

Le fait d’avoir un statut de « détaché » va lui permettre de cumuler 32 années de droit à la retraite et

de cumuler une rente d’état lorsqu’il ne sera plus président une rente estimée selon lui à 3500€ et le magasine Marianne à 5000€.

Le détachement de François Hollande de la cours des comptes au niveau de sa retraite va lui rapporter une rente plus importante qu’un placement sur Facebook.

 

Lorsque ce scandale lié à ces droits anormaux des régimes spéciaux, il a juste contesté le montant

indiqué dans le magasine…

Le principe, de toucher une énorme gamelle de rente d’état complète pendant 20 à peut être plus de 40 années de retraite pour 3 ans de travail effectif ne lui a pas effleuré l’esprit. Les interview des journalistes de la presse subventionnée par l’état n’ont curieusement pas posé cette question en direct.

Comme à la fois privilégié social, ex-fonctionnaire depuis un an de la cours des comptes, comment François Hollande peut il ne pas tenir compte d’un avis de cet organisme ?

Le projet n’a pas plus été jugé rentable par le Conseil d’État.

 

lgv-trace-qui-donne-sur-rienVous vous souvenez du 10 janvier? C’est la date exacte de la signature du décret d’autorisation de ce projet de train à grande vitesse.

 

Le 7 janvier 2015 la France entend parler d’une tuerie dans le magasine satirique « Charlie Hebdo ». Deux Djihadistes, les frères Kouachi assassinent onze personnes.

Le 8 janvier 2015, Amedy Coulibaly, un Français proche des frères Kouachi, tue une policière municipale.

Le 9 janvier 2015 une prise d’otage de clients d’une supérette cachère, une prise d’otage dans une imprimerie mettent la France sous tension, Dans la soirée, dans ces 2 lieux un assaut des forces de l’ordre abattent les terroristes.

Le 10 et 11 janvier, la France entière rend hommage au victimes du terrorisme. L’information sur ces attentats obstrue toutes les autres informations.

 

Et bien c’est ce jour, un samedi, que François Hollande fait passer la déclaration publique d’intérêt alors que les français étaient sont en état de choc et indignés par cette vague d’attaques terroristes sans précédents…

François Hollande fait signer le décret à ses ministres, Manuel Valls, Ségolène Royal ainsi que le Secrétaire d’État chargé des transports, de la mer et de la pêche Alain Vidalies, le Décret n° 2015-18 du 10 janvier 2015« déclarant d’utilité publique les travaux nécessaires à la réalisation de la ligne à grande vitesse Poitiers-Limoges. La Ministre de l’Écologie Ségolène Royal, interrogée par des journalistes de France 2, a affirmé avoir signé le projet par « Solidarité Gouvernementale ». Alors qu’elle avait déclaré précédemment qu’elle était totalement opposée à ce projet…

Pour ceux qui ont lu le livre de son ex-compagne, Valérie Trierveiller, et si seulement le tiers de ce qu’elle indique est vrai, François Hollande est un personnage manipulateur et cynique. Mais quand ce sont tous les français qui en font les frais cela commence à bien faire.

 

Cette décision économique est une folie clientéliste de dépense forcée de 1,6 milliards d’€uros officiels, alors que le conseil d’état a déjà indiqué que cette somme était minorée et sera plus proche des 4 milliards.

La ligne fera 131 km entre Poitiers et Limoges dont 112 de TGV, qui roulera à 320 km/h et desservira 4 gares : Poitiers, Limoges-Bénédictins, Brives la gaillarde et Cahors.

Le marché du transport ferroviaire de personnes ne jouit pas d’économies d’échelle. Son élasticité-prix est très élevée, la plupart des consommateurs étant très sensibles aux tarifs, face aux nouvelles concurrences type « Blablacar ».

 

Avec des places vendues au prix réel de coûts, le train sera vide, vide vide.

Allez donc demander après ces exemples de gabegies volontaires au plus haut niveau, l’acceptation de l’impôt des Français….

 

 

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